• Euclide l’Africain ou La géométrie restituée

    Texte mathématique fondamental le plus ancien conservé jusqu’à présent, les Éléments d’Euclide, datés du IIIe siècle av. J.-C., forment la base sur laquelle la science physico-mathématique s’est érigée depuis lors.

    Une analyse serrée des textes de l’époque montre que le concept, toujours valide, de théorie axiomatique naît dans cette oeuvre. Or l’individu Euclide a été occulté par l’histoire. L’ombre est entretenue sur les conditions dans lesquelles il a travaillé ; les antécédents de l’oeuvre sont mensongèrement décrits ; dans l’oeuvre même, la théorie géométrique qui en constitue la suprême merveille reste, après bientôt vingt-trois siècles, incomprise, mal lue.

    L’établissement du texte doit aussi être considéré comme inachevé. C’est à partir de sa simple envie de pratiquer la géométrie de façon correcte, claire et complète que l’auteur a été amené à des observations encore jamais produites sur le texte des Éléments, puis à des questionnements bouleversants sur la réception défectueuse dont l’oeuvre d’Euclide, comme celle de ses premiers véritables successeurs que furent Janós Bolyai et NikolaÏ LobatchevskiÏ, ont été l’objet. Suivis par des réflexions sur l’étrange occultation de la figure du savant alexandrin. La recension de la trahison des clercs, de leur infâme soumission à la puissance temporelle est, en supplément à l’étude mathématique, à découvrir dans le texte ici publié.

    «Mon travail, écrit Christian Velpry, s’inscrit naturellement dans la ligne rouverte par Cheikh Anta Diop, dans le Risorgimento africain qu’il a de fait lancé ; mais il s’inscrit aussi dans le nombre, effroyablement minime à ce jour, des contributions faites par des Européens recherchant la justice et la vérité».

  • Immigration et diaspora : Un regard africain

    Dans un monde se targuant d’être multipolaire, est-il concevable que la réflexion soit quasiment monopolisée par des penseurs et des analystes issus d’un certain pôle ? En d’autres termes, peut-on continuer à accepter que ce soient les mêmes qui fournissent à la fois les questions et les réponses sur nombre de sujets qui concernent pourtant l’ensemble des habitants de la planète ? C’est pour rompre avec cette fâcheuse tendance que 14 auteurs, spécialistes chevronnés pluridisciplinaires (historiens, politologues, économistes, juristes, géographes, anthropologues, romanciers, etc.) issus de l’Afrique et de sa diaspora ont planché sur le thème : Immigration et Diaspora. Un regard africain. Quelles perspectives originales sont présentées par ces auteurs ?Quelles données nouvelles sont apportées à ce problème vu d’Afrique ? Quelles propositions sont suggérées aux différents acteurs impliqués dans cette problématique ? La réponse à ces questions cruciales constitue la contribution du présent ouvrage à cet important débat.

  • Au delà de la vie chère

    Au-delà de ces volets institutionnel (départementalisation) et démographique (immigration, émigration et jeunesse), la véritable mutation que vit Mayotte depuis qu’elle est sous administration directe de la France (1976), est sans doute, celle liée au développement qu’elle a emprunté, qui tende de créer une société de consommation illustrée par : les grandes surfaces, qui ont envahi l’espace commercial, l’arrivée de la télévision en (1986), du téléphone portable en (2001), et sous l’effet du pouvoir d’achat des expatriés et de la montée d’une classe moyenne mahoraise. Désormais les Mahorais côtoient certaines valeurs importées de l’occident : nouvelle organisation administrative, nouvelle démocratie, nouveau type de développement et, partant d’un nouveau système de valeurs. Des modifications apportées par l’ouverture au mode extérieur, tels que les voyages, l’accès aux médias, . Il en résulte, d’une part un renforcement du modèle occidental et, d’autre part, une acuité plus grande des revendications sociales. Cette mutation dans les équilibres sociaux a largement affaibli les réseaux traditionnels de régulation sociale, les rapports avec les autres, avec les esprits ou avec les morts. Tous ces éléments sont désormais inopérants sur des individus partiellement sortis du tissu de solidarités traditionnelles et de respect qui les enfermait. De ce fait, les problèmes sociaux surgissent et les besoins sont immenses. La transition entre la société traditionnelle et celle qui est engagée sous nos yeux est extrêmement délicate, car elle s’effectue sans fondations solides ; elle est très (trop !) rapide, avec une sous administration mahoraise notoire. Face à ces défis, il apparaît essentiel que l’Etat, le Département tirent dans le même sens. A défaut les risques existent en tout état de cause, et l’avenir pourrait être ponctué de crises sociales plus graves que celles que nous avons connues.

    Salim MOUHOUTAR est Mahorais, ingénieur sanitaire et conférencier sur les thématiques de la société mahoraise.
    Il a publié en 2011, un ouvrage intitulé Mayotte une appartenance double.

  • L’impératif afrocentrique

    Le livre du Professeur Ama Mazama, l’impératif Afrocentrique, renforce à l’échelle internationale, le discours destiné à transformer l’Africain en sujet agissant. Dans ce livre, l’auteur expose de façon tout à fait convaincante le devoir des africains de réévaluer et de restructurer leurs réponses aux réalités politiques, économiques et historiques du monde. Elle nous livre une lecture et une mise en situation profonde des problématiques à résoudre dans le cadre de la reconstruction du monde africain moderne. Le discours précis, et concis des six chapitres que comprend le livre du Professeur Ama Mazama, tous articulés autour de la notion d’impératif Afrocentrique, est tout simplement remarquable… (Molefi Kete Asante) # PRESENTATION DE L’AUTEURE: Ama Mazama est une africaine d’origine guadeloupéenne, professeur d’Etudes Africaines à Temple University. Elle a collaboré à de nombreux projets sur l’Afrocentricité avec le Professeur Asante, elle a également publié de nombreux articles et livres en français et en anglais sur l’Afrocentricité. Elle a reçu son doctorat en Linguistique à l’Université de la Sorbonne Nouvelle.

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